Comme nous l’explique Arnaud Meunier sur son blog (d’une qualité appréciable), le terme Journaliste Citoyen a fait son apparition récemment dans le paysage 2.0.
On désigne par cette appellation, les internautes qui fournissent aux sites d’information leur regard et leurs infos sous la forme d’articles, de vidéos ou de sons. Comme il faut pouvoir différencier le travail des journalistes professionnels (ceux qui ont suivi une formation, qui respectent des règles de déontologie, qui disposent d’une carte de presse, etc ) de celui des internautes, sans pour autant faire de jalousies, certaines têtes pensantes ont imaginé le terme de « journaliste citoyen ». Autant dire que cette appellation ne veut absolument rien dire et pose des questions de fond sur la perception que nous avons de la presse. [...] Je suis également conscient que la qualité des médias n’est pas toujours à la hauteur de ce que l’on pourrait attendre en matière d’information, mais quoi qu’il en soit la différence existe bel et bien : un journaliste cherche ses informations, vérifie ses sources, les confronte pour apporter l’information la plus neutre possible.
Je concède que le terme de Journaliste Citoyen n’est pas des mieux choisit; j’aimerais cependant approfondir le débat consistant à dissocier les journalistes amateurs et professionnels. Où en est la presse ? Qu’est devenu le métier de journaliste profressionnel ? En quoi est-il différent de celui d’un amateur ?
Le travail du journaliste consciste à rassembler des sources, les trier, les approfondir, les synthétiser et les mettre en forme. Au delà de l’expérience, de la plume et de la déontologie, il n’y a donc aucune différence entre un journaliste pro et amateur. Arnaud Meunier insiste sur le fait qu’il faille absolument différencier les pro des amateur pour des raisons qui ne sont plus d’actualité à mon goût. A la fin du 20e siècle McCombs et Shaw on présenté la théorie de l’Agenda Setting qui insiste sur la capacité des médias à focaliser l’attention du public sur certains événements, certains enjeux, sans pour autant lui dicter son opinion. L’évolution des médias a mené au constat suivant : les médias sont eux-mêmes dépendants d’autres acteurs sociaux. Les sources profitent d’un accès privilégié aux journalistes pro. Elles exercent un certain ascendant sur les journalistes. Ce qui consitue selon moi la vraie différence entre les journalistes pro et amateur. Un journaliste amateur (blogueur) n’aura pas toute les contraintes (organisationnelles et techniques) auxquel le journaliste est soumis. Je parle uniquement de la séléction de l’information, il pourrait être intéressant de débattre sur la légitimité des amateurs à aborder tel ou tel sujet.
Je soutiens mon avis par un petit exemple d’actualité. Grâce à une habile révélation sur sa vie privée, Mr Sarkozy réussi à détourner l’attention des journalistes sur la venue du président Kadafi en France.
Mon constat est simple, j’ai le choix entre deux sources d’informations: d’une part la presse professionnelle (PQN etc.) et d’autre part la presse amateur (je réduis aux Blogs). Je préfère apporter plus d’importance aux informations proposées par des journalistes amateurs libre dans le choix de l’information.
Va t’on assister à une mutation/évolution de la presse avec la naissance de cette notion de Journalisme Citoyen?
Tous les jours, je suis fasciné quand je découvre la quantités de services (plus ou moins utiles) qu’offre le web. C’est encore sur Youtube que j’ai découvert ce nouveau service totalement web2.0. Myfreeimplants.com permet aux jeunes (et moins jeunes) demoiselles de se faire payer des faux seins.
Comme je racontais à Pierre-Yves et Cyprien à la dernière Blog Party (oui ça date hein), ce mec est vraiment bon. D’une part, il s’en met plein les poches avec les revenus publicitaires grâce aux nombreux pervers qui viennent mater les pauvres jeunes filles complexées. Et d’autre part, il stocke les fonds et les fait fructifier en attendant l’opération … C’est machiavélique certes, mais intelligent !
Voici un petit reportage par l’excellent magazine suisse Nouvo. Le couple est tellement représentatif, c’est assez comique.
Stixy c’est un genre de tableau blanc en ligne. Vous pouvez y partager toutes les infos nécessaires pour mener à bien un projet avec une équipe éparpillé sur le globe par exemple. L’ergonomie de l’application est vraiment trés bien pensée.
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